Une maman libre de ne pas avoir le choix

Parfois, secrètement, j’aimerais être une maman libre de ne PAS avoir le choix. Oui, oui, vous avez bien lu !! Aujourd’hui, vu la masse d’informations qui nous tombe dessus, être maman équivaut à avoir un doctorat dans le domaine de l’alimentation, de la neuroscience affective et sociale, de la santé… On peut passer notre temps à lire, à comparer, à culpabiliser, c’est parfois usant…

Parfois, je me dis que ça devait être cool pour la mère d’il y a quelques années (comprendre les années 80) de pas se prendre la tête tout le temps, pour tout. La génération de ma mère en fait.

L’allaitement a raté  ? Pas grave, les mères donnaient le biberon sans état d’âme et trouvaient « trop mignon » de voir leur bébé boire un lait industriel dont elle n’avait aucune idée de la composition. Les bébés étaient lavés et crémés à grand renfort de produits contenant des trucs en « yl » « one » « en » et autres substances dites cancérigènes et de perturbateurs endocriniens. Les bébés sentaient « bon » et avaient la peau douce comme dans la pub, c’est tout ce qui comptait. On ne pensait pas aux substances nocives qui étaient cachées dans les couches en plastiques. L’enfant mangeait de la viande bourrée d’antibiotiques et de légumes gavés de pesticides (trop cool la tomate qui pourrit pas au bout de deux jours je pense à l’époque!) sans que personne ne se pose de questions ou on achetait des petits pots industriels pour faire gagner du temps sans regarder la teneur en sucre, graisse etc.

Tous les vaccins existant à l’époque étaient injectés sans que personne trouve à redire, on faisait confiance à son médecin. On mangeait peu de bonbons mais quand l’enfant s’énervait on ne disait pas que c’était la faute aux additifs ou aux colorants qui excitaient le cerveau. Bon, on se faisait gronder tout de suite ou on pouvait aussi rapidement s’en prendre une donc on était ensuite considéré comme étant « saaaaage ». Quand les bébés pleuraient beaucoup, on ne cherchait pas à savoir pourquoi à l’époque, si ils souffraient, avaient un RGO, des terreurs nocturnes, besoins de ses parents, on les laissait pleurer à s’en faire vomir durant des années la nuit parce que les pédiatres assuraient aux parents qu’ils faisaient un « caprice » ou du chantage aux parents pour être avec eux. On était dans un rapport de force, dès la naissance les parents rentraient en guerre avec leurs bébés avec pour objectif  de : « ne pas se laisser faire ».

Bon, non en fait, tout n’était pas cool à l’époque.

Par contre ce qui devait être cool c’est que 90 % des mères s’occupaient de la même manière de leurs enfants. Grosso modo. Il n’existait pas autant d’oppositions et clivages. Elles ne se prenaient pas en pleine figure plusieurs modèles éducatifs et n’avaient pas la possibilité de se remettre en question toutes les 15 minutes. En fait, les mères pensaient avoir le choix mais ne l’avaient pas vraiment. Elles suivaient le chemin MAIS elles ne se prenaient pas vraiment la tête. Au square, elles pouvaient discuter entre elles, sans se connaître, en souriant, elles avaient en général, avec elles, les mêmes objets de puériculture et disaient la même chose à leurs enfants.

Aujourd’hui, ça donne presque le vertige !

L’offre de choix qui s’offrent à nous est énorme

  • Il y a les mamans en poussettes et celles qui portent, celles qui font les deux.

  • Les mamans vegan, les mamans qui donnent peu de viande, celles dites carnivores, il y a les mamans « flexi », végétariennes, au régime cétogène, paléo…

  • Celles qui achètent les produits cosmétiques industriels, les autres en magasins bio et celles qui les fabriquent.

  • Celles qui donnent à manger ce qu’il y a dans leurs potagers, d’autres en magasin bio et celles qui achètent en grande surface, celles qui font un mixe des trois.

  • Celles qui limitent, excluent ou font manger beaucoup de gluten à leurs enfants.

  • Celles qui ont enlevé le lait de vache de leur alimentation (ou alors le consomment cru) et le remplacent par des laits végétaux, ou pas.

  • Bien sur, il y a les mères qui allaitent, un peu, beaucoup, à la folie, celles qui co-allaitent et celles qui donnent le biberons mais de préparations industrielles achetées en grande surface ou en magasin bio, à base lait de chèvre, vache ou encore végétal (riz, amande…).

  • Celles qui utilisent des couches en plastique de grande surface, celles qui utilisent des couches en plastiques écologiques, celles qui utilisent des couches lavables en tissus ou encore celles qui pratiquent l’hygiène naturelle infantile.

  • Celles qui dorment avec leurs enfants, celles qui mettent le lit dans leurs chambres ou celles pour qui le bébé doit directement être dans un lit dans une autre pièce.

  • Celles qui mettent des chaussures traditionnelles à leurs bébés, celles qui les chaussent de chaussons souples en cuir et les autres qui laissent pieds nus leurs progénitures le plus longtemps possible.

  • Il y a celles qui vaccinent beaucoup, un peu ou pas du tout.

  • Il y a celles qui soignent à l’homéopathie, allopathie ou huiles essentielles…

  • Il y a celles qui ne se refusent pas un petit Mac Do de temps en temps celles pour qui c’est la mal absolu et d’autres qui avouent y avoir déjà mis les pieds.

  • Il y a celles qui arrêtent de travailler, celles qui travaillent ou celles qui sont à mi-temps.

  • Des bébés restés à la maisons, gardés en crèche ou en nourrice.

  • Celles dont les enfants qui vont à l’école de la République, en écoles privées ou qui n’y vont pas du tout.

  • Il y a des parents sur le chemin de la parentalité positive, ceux pour qui c’est facile et ceux qui ont lu les dernières études mais qui rament avec leurs propres bagages déjà.

  • Il y a les mamans minimalistes pour consommer moins et autrement et celles qui n’ont pas envie de se refuser d’acheter et de se faire plaisir si elles les peuvent et sont prises en flag avec leurs sacs « Zara ».

  • Celles qui achètent les vêtements d’occasion, d’autres neufs mais en coton biologique et celles qui n’ont pas les moyens ou s’en tapent d’acheter du « made in Pakistan » ou « made in China ».

  • Celles qui achètent des jeux en bois, les autres en plastique.

  • Celles qui optent pour la pédagogie Montessori, Steiner, la pédaquoi ?

  • Celles qui débutent la diversification menée par l’enfant et celles qui sont en diversification dite « classique » à la cuillère…

Bref, je pourrais continuer longtemps encore…

Libre de se prendre la tête pour tout

Tout est devenu si compliqué ! En fait les femmes, et plus particulièrement les mères sont plus libres MAIS aussi libres de se prendre la tête pour tout ! Bon, pas pour rien, pour le bien de nos chérubins, la chair de notre chair, celle pour qui chaque mère veut le meilleur. Mais la liberté c’est pas simple ! Et ça prend du temps non ? Le temps pour comparer, étudier, prendre toutes ces décisions, ces choix éducatifs,…

Parfois, fatiguée, je me dis que c’est à nous dégoûter d’avoir le choix car cette liberté n’est absolument pas un gage de tranquillité ni de bonheur.

En plus, quand nos choix sont pris en conscience, que ça y est, on est sûre de nous : BAM on est pas à l’abri de rencontrer une maman qui ne fait pas comme nous et qui peut nous explique par A + B qu’on est à côté de la plaque, inconsciente etc.

Parce qu’en fait, on peut toujours s’écouter pour être bien avec ses choix mais être bien dans le monde, y avoir sa place et faire de la place à l’autre dans ses différences c’est moins courant, moins évident. Moins évident de s’enrichir de la vérité de l’autre et l’enrichir de notre vérité.

Bah oui parce qu’il faut bien que tout ce petit monde là s’entende ! En tous cas, trouver un terrain d’entente, comment trouver une mère qui éduque à 100 % de la même façon que soi ? Et puis, est-ce que c’est intéressant ?

Enfermées dans nos convictions 

Sommes nous passées d’une prison à une autre, en étant enfermées il y a encore 30 ans dans un modèle préconçu puis ensuite enfermées dans nos convictions ? Sommes-nous si libres que ça à penser qu’il n’ y a pas d’autre façon acceptable de penser que la notre et que nous ne devons d’ailleurs nous mêmes pas évoluer ? Va t-on vivre dans des villes divisées par quartier de mamans vivant en communauté, rejetant l’autre parce qu’on n’en est pas au même point sur le chemin ou simplement parce qu’il ne pense pas comme nous ?

L’illusion du choix ?

Et puis quelle responsabilité de penser ou de faire penser que tout repose sur les choix de la mère. La totale liberté de ces choix n’est -elle pas un peu un illusoire ? Ne dépend-elle pas un peu de la société dans laquelle nous vivons, du conjoint avec qui l’on vit, du travail qu’on a choisi, de notre famille et de la façon dont on a été élevé (en faisant des choix envers ou contre), de l’endroit que l’on habite ?

Pouvons-nous nous aider à être libres d’être nous mêmes ? En étant indulgentes, tolérantes envers nous mais aussi les autres ? C’est déjà assez compliqué comme ça je me dis…

Je me pose la question ( encore une ^^)…

Je vous laisse y répondre 😉

En attendant, à bientôt

Et surtout écoutez-vous et…écoutons-nous

Emmanuelle

24 réflexions sur “Une maman libre de ne pas avoir le choix

    1. Pour moi, je vais avoir mon 4ème bientôt et je ne me pose pas toutes ces questions.
      Je fais comme je le sens…Allaitement, lit dans ma chambre, purée maison et je l’ai fait pour les 3 premiers.
      Ils sont heureux, épanouis et en bonne santé.
      Je suis mère au foyer et je suis fière du résultat de l’éducation prodiguée à mes enfants car le seul résultat qui compte c’est qu’ils soient heureux, aimés et équilibrés et qu’en tant que mère, je sois épanouie. Des erreurs j’en ai fait et j’en ferai encore. Parent c’est le plus difficile métier au monde….mais vivre, donner de l’amour et être épanoui. C’est la finalité de la parentalité et seul le résultat compte. Peu importe les moyens ou la manière. Parfois il faut arrêter de se poser des questions et agir!

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  1. Ben pas forcement… je fait tout differement de mes proches. Je découvre au fur et à mesure et je suis ravie de découvrir de nouvelles possibilités de temps en temps. Je suis mon intuition et je m aide des info disponibles. Et je respecte les choix des autres mamans tout en lui parlant des miens. Libre à chacun de faire comme il veut. Une famille n est pas l autre. Un enfant n est pas l autre. Nous n avons pas a juger le choix des autres 🙂 mais bien partager et chacun prends ce qui peut lui être utile je pense. C est vrai que c est prise de tête mais je préfère savoir, avoir le choix quitte à me prendre la tête avec moi même parfois… ^^

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  2. Très belle article ! Je mis retrouve complètement… j’ai l’impression d’être noyer dans des infos qui se contredisent et ne plus savoir ce qui est bon ou pas! Sans compter la culpabilité de ne pas m’y être informé plus tôt pour mon aînée…

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    1. Ça c’est vrai. Les choix d’éducation différent souvent entre l’aîné et le(s) suivant(s)… et c’est extrêmement culpabilisant de se dire qu’on fait « mieux » pour son deuxième….

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  3. Il est entendu que trop de choix peut tuer le choix. En effet, la liste de toutes ces possibilités qui s’offrent aux jeunes mamans peut étourdir, et oui c’était moins « prise de tête » dans les années 80. A cette époque, nous avions le choix de faire appel à l’expérience de notre mère ou de notre belle-mère, nous apprenions par cœur les conseils de Laurence Pernoud ou bien lorsque nous possédions un certain goût du risque, nous nous engagions sur un terrain miné en tentant de faire accepter les principes de Françoise Dolto à la famille.
    Voilà à quoi se résumait notre choix et je vous envie.
    Vous détenez l’accès à un savoir qui nous faisait défaut (et encore pensez aux mamans des années 50 ou à celles de notre époque mais vivant dans d’autres pays moins ouverts à l’information).
    Je vous envie et je vous admire, car vous possédez le courage d’être des mamans différentes de vos mères, cousines ou voisines de palier !
    Prenez vous la tête et multipliez les modèles éducatifs grâce à ces nombreux choix qui sont une richesse.

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  4. Amen. Lol

    Non mais sans déconner, il est génial ton article. Ma mère me dit souvent qu’elle se prenait moins la tête et qu’on est un génération de mamans qui en font trop. Et je lui réponds qu’elle avait la chance de ne pas connaître les perturbateurs endocriniens, l’aluminium dans les vaccins, la douleur des bébés qui pleurent à s’en faire vomir, tout ça tout ça. 😒
    C’est bon d’avoir le choix, mais c’est compliqué comme tu le dis si bien.
    La génération de nos parents n’arrive pas à comprendre. Je sais que quand mes beaux parents gardent mon fils, ils le laissent pleurer et même s’ils savent que ce n’est pas mon cas, ils prennent ça pour un caprice. Donc je m’arrange pour le faire garder le moins possible, je ne laisse pas mon fils pour qu’il pleure à s’en rendre malade.
    Bref, j’adore, bravo pour cet article. 😘

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  5. Et si on se prenait moins la tête et qu’on écoutait un peu plus notre coeur et notre instinct ( si si il est là parfois bien caché mais il faut savoir l’entendre ;o) Le tout en regardant notre enfant nous sourire et s’épanouir. Il faut savoir faire du tri dans toutes ces infos où l’on trouve tout et son contraire et se recentrer sur nous et nos enfants. Cet amour là, indéfectible, est aussi là pour nous guider 😊

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  6. Joli récapitulatif.
    Et finalmnt chacun choisi en son âme et conscience. Et une fois ces choix faits ,c est tellmnt inné et pas question de revenir en arriere, bcp de choses st simplifiees envers no enf. Ils st ouverts, curieux, declarent leurs sentiments à leur parents, câlins ,s emplissent de confiance en eux, dialoguent avec leurs parents frere soeur sur leur ressentis, sont autonomes etccc.
    Il ya aussi tous les choix pour les fameux soins pour le nouveau né et la maman pdt la naissance. Mais en fait c est tellement inné de pencher pour le naturel : tant de gestes et soins st faits issus d’ automatismes ancestraux inutiles et negatifs . Cf projet naissance magnifique livre décrit en tte neutralité le pour et le contre de chaque chose.
    Maman de bb 1 allaité en mixte la mort ds l âme et contrariee par les proches. Bb2 allaitee 4ans moins 3mois. Coallaitemnt 1an avec bb 3 allaitee 4ans et 3 mois. Et bb 4 en rte pour aout à 43ans sera allaité aussi et des bonus par rapport à la vaccination où il y a qq annees je n avais plus le tps de me pencher sur le sujet. Ayant passé bien des combats: le droit d allaiter , à la,demande, et dans la duree et jusq sevrage naturel, le portage, les boissons vegetales, diversification par l enfant( les morceaux vers 12 mois et encore bcp d allaitemnt) , les couches lavables, avoir droit au congé parental et jusqu aux 3 ans de l enf ..un accouchmnt sans peri des plus naturels avec protocole homeopathique pour preparer et apres pour recuperer. Heureuse d accueillir bb 4 que la nature m a permis de realiser le plus zen et naturellmnt possible.

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  7. Très bon article mais je me pose les mêmes questions en tant que Papa, tout ne repose plus intégralement sur les mamans encore une nouveauté par rapport à jadis 😉
    Plus sérieusement, à nous de trouver le bon équilibre entre documentation acharnée et écoute de ses intuitions, tant qu’on reste ouvert au dialogue ça se passe en général pas trop mal

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  8. tu as oublié le groupe de plus important : les mamans qui écoutent tellement les autres ,qu’elles finissent par faire l’inverse de ce en quoi elles croient .

    Alors , je ne sais pas mais vous vous prenez tellement la tête parfois les mamans …..
    Parce qu’en y réfléchissant ce que vous faites 100% bien aujourd’hui , ba dans 10 ,15,20 ans ça sera remis en cause en fait lol

    les femmes ont des enfants depuis trèsssss longtemps, elles les élèvent depuis trèssss longtemps et devinez quoi , ça continuera encore trèsssss longtemps

    A force de « tout vouloir 100 % parfait » pour vos enfants , vous oubliez le plus important :
    SAVOURER LE PLAISIR D’ÊTRE MAMAN !!!

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  9. Et oui, nous vivons à une époque pas si simple mais au moins nous pouvons choisir en connaissance de cause. Alors c’est sûr que c’est vraiment très prise de tête mais je pense que l’essentiel est de s’écouter et de se recentrer sur ce qu’on pense être le mieux pour nous et notre enfant.
    En tout cas, cet article est très intéressant. Merci 😊

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  10. ah eh bien depuis 1 mois je me dis qu’il faudrait que j’écrive ou même que je publie un blog pour justement « dénoncer » cette état de panique dans lequel on peut se trouver face à tous ça aujourd’hui !!! j’aimerai bien aussi être « standard » et faire comme la norme des fois car ça paraît moins fatiguant mais on ne peut pas semblant et fermer les yeux par contre oui cette société est sans cesse en train de nous faire nous poser des questions et de faire des recherches pour savoir ce qui est le mieux… dur dur !!! en tous cas on fait du mieux mais depuis peut on se prend moins le chou et je suis moins drastique 😉 merci à toi

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  11. Complètement…. Je me retrouve totalement dans la description, la perte de repères quand tout se bouscule dans ma tête, quand je doute, m’interroge… j’avais écrit à propose de tous ces choix qui nous offrent malheureusement des possibilités de nous opposer (team biberon? team allaitement? Portage? poussette? etc…) mais à la lecture de l’article je me rends compte que tu as mis sur le doigt sur le fait que cette liberté nous opprime également… Aaaah, l’être Humain (la maman ^^) dans tous ses paradoxes ! Merci ❤

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  12. Bonjour et bravo pour cet article qui sonne très juste. Je voudrais partager mon vécu qui je pense entre en résonance avec cet écrit. Alors que j etais toute jeune maman, une amie dont le fils était alors âgé de quatre ans (sa deuxième elle l’a portée en partie en même temps que j ai porté ma fille) m’a donné le meilleur conseil que j ai pu recevoir. Elle m’a dit : « c’est toi qui sais. C’est ton enfant. Personne ne sait mieux que toi ». Cela m’a rassurée, beaucoup aidée. Mais à l’époque je n’avais pas perçu toute la portée de ce qu’elle m’avait offert. Ce « c’est toi qui sais » était valable pour moi certes, mais pour la totalité des mères. Avant de comprendre cela j’ai sans doute beaucoup jugé et cru que moi j’étais dans le vrai et pas les autres … en réalité il y a une multitude de façons de faire pour une multitude d’êtres humains tous différents. Nous avons souvent des débats animés et amicaux sur l éducation de nos enfants (nous les mamans de notre groupe d amis où il y a de plus en plus d’enfants). J en conclue souvent que nous ne faisons pas les mêmes choses car nous répondons à des enfants différents avec nos vécus différents. Je pense que LA bonne façon c’est celle qui nous ressemble (à chacun donc pas la même forcement) qui nous fait nous sentir en accord avec nous même et qui correspond à notre ressenti. Je vais toucher au domaine de la croyance pour la suite mais je pense qu’il n y a pas de hasard dans le fait que tel enfant s’incarne en cette mère ci et pas une autre. C’est parce que cette mère là est CELLE qui sera répondre correctement. C’est elle qui sait ! Même si de l’extérieur à travers notre prisme nous voyons cela d’une autre façon. Je prends un exemple : durant les premières années de vie de ma fille j’ai été très stricte sur sa consommation de sucre (bien plus que mes amies avec leurs enfants) parce que (sans pouvoir l’expliquer) je sentais vraiment que ce truc était comme un poison pour elle ! J’en étais malade si elle en consommait. Aujourd’hui elle est plus grande et cette sensation est plus douce. Je peux lui proposer un biscuit avec le plaisir de lui faire partager une douce expérience gustative. Je me respecte je suis mon « instinct ». D’autres ne ressentent pas les choses comme moi. Sans doute parce que réellement nos enfants n’ont pas les mêmes besoins / déficits / carences / maladies / potentiels / style de vie / etc. Et heureusement ! Pour tenter d’abréger … et de me faire comprendre (je ne suis pas sure du tt d etre claire) : la maman qui ne met pas de couche a son enfant ressent sans doute très fort dans ses tripes que c’est mauvais pour son enfant et elle a raison. Celle qui ne s’est pas posé la question n’aura sans doute pas de probleme avec car son enfant n’a peut etre pas de « fragilité » a ce niveau là et celle qui sera confronté à un problème s’adaptera … tous les choix sont les bons dans chaque contexte précis et UNIQUE que représente chacun des duos maman/enfant. Ce sont elles (nous) qui savent car ce sont leurs (nos) enfants.

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  13. Objectivement je trouve cet article très triste et bien que pas tellement plus âgées que les « mamans d’aujourd’hui » (comprendre que je ne suis pas une mère des années 80 mais que mon gamin a plus de 7 ans quoi :-D), je ne m’y retrouve pas du tout. Le catalogue de modes et tendances cité n’a pas de sens je trouve, je ne vois pas en quoi il y a lieu de se prendre la tête à part si vous êtes EXTRÊMEMENT influençables et donc que vous enfourchez tous les derniers dadas à la mode. Personne aujourd’hui ne vous force avec un pistolet sur la tempe à être une mère « jouet en plastique » ou une mère « anti-lait de vache », c’est n’importe quoi.
    Pardon hein, je n’ai rien contre l’auteure mais j’ai pas mal de toutes jeunes mamans dans mon entourage (plus de 2 en tout cas) et j’en ai carrément MARRE d’entendre ce genre de jérémiades sur combien c’est duuuuur d’être mère en 2017. Non mais sans déconner. Si vous êtes au bord du gouffre en ne sachant pas s’il faut faire minimaliste ou craquer chez Zara, je vous plains salement. Le jour où une VRAIE galère va vous arriver, ça va être sanglant.
    Enfin voilà je ne comprends pas du tout comment on peut être prise de vertige devant les possibilités que nous offre le fait de vivre en 2017 dans un pays riche. A la limite, ça me hérisse un peu mais je vais vraiment finir pas passer pour une mauvaise personne donc j’insiste pas. Mais réfléchissez un peu. Au-delà de la circonférence de votre petit confort.

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  14. Voilà un article qui questionne.
    Les mamans d’aujourd’hui ont Le choix d’avoir le choix et c’est le travail des mamans d’hier qui ont œuvré pour le leur offrir…
    La société a voulu s’industrialiser à fond et les mamans d’hier ont dû en subir le contrecoup ! Maintenant, nous tendons à revenir à certains habitudes d’avant hier avec les connaissances d’aujourd’hui et il faut juste ÊTRE créatrice de sa propre opinion pour son enfant qui restera une mine d’amour…! BELLE journée

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  15. Je comprends cette détresse. Nous ne nous posons pas autant de questions et nous ne nous documentons que très peu. Nous y allons à l’observation et au bon sens. S’il y avait une seule vérité et un seul chemin, ça se saurait, et il n’y aurait pas profusion d’informations et de contradictions. Mais dans l’incertitude, comment ne pas être tenté de chercher des réponses ailleurs ? Et affronter les avis des autres ? Difficile. Mais la Maman n’est pas seule. Le Papa est là. Et le Papa n’est pas seul, la Maman est là. Et ensemble, ils s’occupent de leurs enfants, les élèvent. Et ensemble, ils se soucient de leur santé, de leur croissance, de leur éducation. Ensemble. Car tout ne doit pas reposer sur les épaules de l’un ou de l’autre.

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